Taratata
Pour Johnny, France 2 casse sa tirelire
par Emmanuel Berretta

Nagui est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel la semaine dernière. Le producteur-animateur a eu la bonne idée d'organiser un spécial Taratata , diffusé en prime time, consacré à Johnny Hallyday à l'occasion de la sortie de son nouvel album, Le Coeur d'un homme . Un rendez-vous important pour l'artiste dont le planning comprend dix passes télé en prime time avant la fin de l'année (dont plusieurs JT, une Star Ac', etc.).
Le contexte est un peu particulier, pour l'artiste. Johnny Hallyday, désormais âgé de 64 ans, signe ici son premier album original chez Warner. Sa nouvelle maison de disques compte beaucoup sur lui pour dépasser largement les 400 000 exemplaires vendus (600 000, ce serait considéré comme un énorme succès). Et puis Johnny a une petite revanche à prendre sur son ancienne maison de disques, Universal music. Son ancien employeur n'a jamais cru qu'un album de blues pouvait soulever les foules... Et Universal de répéter à qui veut l'entendre que le dernier album blues de Johnny avait péniblement atteint les 150 000 exemplaires.
Des musiciens venus de Los Angeles
Bref, notre bon "Johnny national" est chaud comme la braise et se donne les moyens de relever le gant. Depuis deux mois, le senior des rockeurs s'est astreint à un régime draconien. Il s'abstient de tout beuvrage alcoolisé. Avec les équipes de Nagui, il se montre coopératif et - fait exceptionnel - accepte de se mettre à la disposition de Taratata pour quatre jours de répétitions avant le tournage (deux jours). Nagui est ravi. Jusqu'ici tout va bien.
Sauf que Johnny, qui doit interpréter quatre titres inédits durant l'émission, exige d'être accompagné par ses musiciens de studio. Rien d'autre. Une requête compréhensible. Le hic : certains d'entre eux vivent aux États-Unis, sur la côte Ouest ! Leur voyage et leurs frais d'hébergement dans les palaces de la capitale ont fait exploser le budget de Nagui. Le devis de ce Taratata exceptionnel, enregistré aujourd'hui 15 novembre, atteint 750 000 euros (au lieu de 600 000 euros prévus).
France 2 refuse de couvrir la différence. Coincé, Nagui tente alors de faire payer la note à Warner, la maison de disques de la star. Elle accepte mais exige, en retour, que Nagui lui cède des parts de la production. Pour Nagui, c'est niet. Warner propose alors de percevoir un intéressement sur la publicité encadrant le programme. Même pas en rêve ! Nagui se voit difficilement relayer cette exigence warnerienne auprès de Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions. L'animateur sait très bien que France 2 l'enverra sur les roses. Tensions. Blocages. Discussions tous azimuts.
Qu'est-il advenu ? France 2 a fini par casser sa tirelire... en sucrant un budget destiné à un autre programme. Nagui, de son côté, a procédé à des restrictions (abandonnant son cachet, par exemple). Le devis final s'est élevé à 670 000 euros et comprend un décor spécialement créé pour ce Taratata exceptionnel. Diffusion le 5 décembre, à 20 h 50.
Le contexte est un peu particulier, pour l'artiste. Johnny Hallyday, désormais âgé de 64 ans, signe ici son premier album original chez Warner. Sa nouvelle maison de disques compte beaucoup sur lui pour dépasser largement les 400 000 exemplaires vendus (600 000, ce serait considéré comme un énorme succès). Et puis Johnny a une petite revanche à prendre sur son ancienne maison de disques, Universal music. Son ancien employeur n'a jamais cru qu'un album de blues pouvait soulever les foules... Et Universal de répéter à qui veut l'entendre que le dernier album blues de Johnny avait péniblement atteint les 150 000 exemplaires.
Des musiciens venus de Los Angeles
Bref, notre bon "Johnny national" est chaud comme la braise et se donne les moyens de relever le gant. Depuis deux mois, le senior des rockeurs s'est astreint à un régime draconien. Il s'abstient de tout beuvrage alcoolisé. Avec les équipes de Nagui, il se montre coopératif et - fait exceptionnel - accepte de se mettre à la disposition de Taratata pour quatre jours de répétitions avant le tournage (deux jours). Nagui est ravi. Jusqu'ici tout va bien.
Sauf que Johnny, qui doit interpréter quatre titres inédits durant l'émission, exige d'être accompagné par ses musiciens de studio. Rien d'autre. Une requête compréhensible. Le hic : certains d'entre eux vivent aux États-Unis, sur la côte Ouest ! Leur voyage et leurs frais d'hébergement dans les palaces de la capitale ont fait exploser le budget de Nagui. Le devis de ce Taratata exceptionnel, enregistré aujourd'hui 15 novembre, atteint 750 000 euros (au lieu de 600 000 euros prévus).
France 2 refuse de couvrir la différence. Coincé, Nagui tente alors de faire payer la note à Warner, la maison de disques de la star. Elle accepte mais exige, en retour, que Nagui lui cède des parts de la production. Pour Nagui, c'est niet. Warner propose alors de percevoir un intéressement sur la publicité encadrant le programme. Même pas en rêve ! Nagui se voit difficilement relayer cette exigence warnerienne auprès de Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions. L'animateur sait très bien que France 2 l'enverra sur les roses. Tensions. Blocages. Discussions tous azimuts.
Qu'est-il advenu ? France 2 a fini par casser sa tirelire... en sucrant un budget destiné à un autre programme. Nagui, de son côté, a procédé à des restrictions (abandonnant son cachet, par exemple). Le devis final s'est élevé à 670 000 euros et comprend un décor spécialement créé pour ce Taratata exceptionnel. Diffusion le 5 décembre, à 20 h 50.
Sources Le Point
Posté par Adriana Evangelizt
publié par Adriana EVANGELIZT dans: LA STAR


