Hallyday en tubes
par Bertrand Dicale

Un tube ? C’est une chanson et un moment dans l’histoire. Mais c’est aussi un objet. Et tous les tubes d’Hallyday ont été attrapés sans soin par le gros trou central, ont fini par perdre leur pochette ou par voir Johnny avec deux grosses marques de feutre noir dans les yeux et "ce disque est à Titi" au verso – les tubes sont des 45 tours. Singles Collection est une longue traversée du Johnny Hallyday des tubes : les tubes réels et avérés, les "aurait dû être un tube", les "aurait pu être un tube"… Cinq cents titres sur 276 CD singles, reproduisant les pochettes des 45 tours puis des CD singles originaux, dans une spectaculaire "tour" que l’on passe des heures à explorer, une fois maîtrisé le système de classement et de rangement des disques.
Donc on trouve tout, du 45 tours deux titres T’aimer follement/Laisse les filles sorti chez Vogue le 14 mars 1960, au CD single La Paix/Elle s’en moque, son dernier disque Universal paru le mois dernier. Ce recueil de quarante-six ans de single ne raconte pas seulement la carrière artistique de Johnny, mais aussi l’histoire du "format court" : coexistence des 45 tours quatre titres et deux titres, apparition des 45 tours destinés uniquement aux juke-box et qui présentent deux faces A, arrivée du CD single, effacement progressif du "format court" .
Trois ans après L’Intégrale live en 43 CDs qui écrivait l’histoire des concerts de Johnny, c’est maintenant son histoire industrielle. Histoire visuelle évidemment, avec ces centaines de pochettes originales reproduites. Il se trouve que les singles sont des objets de consommation courante et rapide – voire immédiate. Cela explique les visuels de pochette parfois paresseux, les lettrages sans grâce et parfois les objets proches du kitsch : Johnny au milieu des gosses pour Noël interdit en 1973 ou la "cucuterie" de la pochette de Douce violence en tirage limité pour les invités d’une soirée à l’Olympia en 1961 – un objet d’une rareté folle, pourtant traqué par les collectionneurs.
Mais tout single n’est pas un tube, tant s’en faut. Une maison de disques raisonnable ne sort une chanson en format court que si elle croit en ses possibilités de passer à la radio et de séduire un large public. Aussi retrouve-t-on sous cette forme des chansons un peu à part dans la discographie de Johnny, comme le générique un peu tartignolle des Chevaliers du ciel ou le couplage de Rock’n’roll Man et Oh ! ma jolie Sarah (en face B !) pour un 45 tours offert par une marque de fromage à ses acheteurs…
Johnny polyglotte
Et, parmi tous ces singles sortis avec l’espoir du succès, il y a tous les singles étrangers, dont la série commence avec une version en anglais de Souvenirs souvenirs, sortie le 3 juin 1960 – moins de trois mois après son premier 45 tours. Il est vrai que c’est l’époque où sa maison de disques laisse croire que Johnny Hallyday vient des Etats-Unis et où il parle dans ses interviews de son enfance dans un ranch… Suivront vingt-six autres 45 tours enregistrés dans une langue étrangère. Il est vrai qu’un 45 tours d’exportation ne demande pas un très lourd investissement : quelques séances de répétition, une courte session d’enregistrement et tout est, ensuite, affaire de promotion. Au pire, c’est un échec. Au mieux, c’est un succès énorme, comme Joe Dassin et Mike Brant les construisirent en allemand ou en italien.
Outre l’anglais, langue originale d’une bonne partie de son répertoire, Johnny se met tôt à l’allemand, comme avec comme avec Mein Leben fangt erst richtig an, adaptation plutôt réussie de Pour moi la vie va commencer. D’ailleurs, l’allemand sied bien aux raucités de sa voix, comme avec Das alte Haus in New Orleans (Le Pénitencier). Il va d’ailleurs enregistrer en 1965, avec les Rattles, groupe rock allemand, deux chansons qui ne sont pas des reprises de son propre répertoire français, Lass die Leute doch reden et It’s Monkeytime. En revanche, il n’est pas toujours pleinement convaincant en italien, comme avec Queste mie mani (Entre mes mains) en 1968. Mais il finit par conquérir une fluidité et un engagement suffisants pour y devenir presque aussi convaincant qu’en français, comme dans Quanto ti amo (Que je t’aime) l’année suivante ou Hey, Lovely Lady en 1976.
Mention spéciale au single sans aucune autre indication que le nom de Johnny Hallyday, paru en 1965 en Turquie : Altin Yüsük et Yebil Gözleri yçin, versions bilingues de Mon anneau d’or et de Ne joue pas ce jeu-là, parues à l’occasion d’une tournée avec Sylvie Vartan sur les rives du Bosphore, et dont certaines sources contestaient récemment l’existence. En effet, il n’en reste pas plus de deux ou trois exemplaires chez les collectionneurs, et aucun document officiel n’en éclaire la carrière.
Jusqu'au 4 juillet 2006 au Palais des Sports à Paris
Posté par Adriana Evangelizt
Johnny Hallyday raconte son show
par Eddy PRZYBYLSKI
Johnny Hallyday retrouve le rythme des spectacles et du gigantisme. Ce vendredi soir, au Palais des Sports de Paris, il donnera la première représentation de son nouveau show Flashback Tour. Budget : neuf millions d’euros de budget. Huit cent mille places sont d’ores et déjà vendues.
L’idée, cette fois, est, pour Johnny, de retrouver toutes les salles de Paris où il s’est produit durant ses quarante-cinq ans de carrière. Il est donc au Palais des Sports (8.000 places) jusqu’au 4 juillet (le 15 juin, il célébrera sur scène ses 63 ans). Ensuite, du 19 septembre au 1er octobre, ce sera Bercy (16.000 places) où il reviendra, pour un soir, le 21 octobre. Du 9 au 11 novembre, ce sera le Zénith (4.000 places). Puis l’Olympia (2.000 places) entre le 4 et le 9 décembre. Enfin, l’intimité de la Cigale (1.000 places) pour seulement six représentations, du 12 au 17 décembre. Aux dates libres, Johnny sera en tournée. Avec notamment quatre dates à Forest National en octobre. C’est déjà complet. Mais il reviendra à Bruxelles le 20 février. Les places sont mises en vente dès maintenant.
L’organisateur, Didier Defourny, avait espéré le ramener à Liège pour la première fois depuis 1987. Apparemment, ce ne sera pas pour cette fois-ci.
Hier, à Bercy, Johnny Hallyday a sacrifié à ce qui, désormais, est devenu pour lui une tradition, avant ses retours à la scène : une grande conférence de presse. Où il a raconté les idées maîtresses du show nouveau : “Je suis né dans les dernières années de la guerre et j’ai quand même quelques souvenirs de la ville dévastée. L’idée était de constituer des décors qui, dans un premier temps, ramèneraient à cette ambiance-là et d’en arriver à aujourd’hui avec, dans la deuxième partie, un décor plus actuel, moins destroy, plus proche de ce qu’on fait habituellement dans un spectacle de rock and roll. “
Mais le décor dont il parle avec le plus d’admiration est assurément celui de la première partie : “Nous avons recherché une atmosphère proche de celle de la bande dessinée Sin City (NdlR : Johnny fait un lapsus et dit Sun City). Avec des images de bombardements et ça se passe dans un opéra détruit, avec des rideaux abîmés, des colonnes brisées…”
Musicalement, Johnny Hallyday a voulu reprendre des chansons un peu oubliées : “Bien sûr, il y aura les inévitables, Gabrielle, Que je t’aime, et d’autres qui ont été des succès, Derrière l’amour, Hey Joe… Mais j’ai voulu aussi reprendre des anciennes chansons qui ont été faites à la fin des années 60 et au début des années 70, comme Voyage au pays des vivants ou Rivière, ouvre ton lit. J’aurais moins de musiciens sur scène que ces dernières années. Et seulement deux choristes, mais parmi elles, il y a une vraie artiste, Amy Keys. Elle a travaillé avec Sting et Phil Collins. Nous chanterons deux chansons en duo, dont J’oublierai ton nom.”
Johnny ne prévoit pas d’autres duos : “Des fans m’ont fait des reproches parce que j’invitais beaucoup de gens dans mes spectacles. Ils me disaient que, forcément, je chantais moins. J’ai décidé de faire le spectacle seul avec mon groupe. En province, si un ami à moi veut venir chanter, je n’exclus pas de l’accueillir.”
Il y aura aussi trois chansons inédites : “Dont une, dont le nom ne vous dit encore rien, mais vous verrez que son texte est magnifique. Elle s’appelle Tout seul au milieu d’un lac et a été écrite par Jean-Louis Seigner, le père de l’actrice Mathilde Seigner.”
Très souvent, Johnny Hallyday achevait ses spectacles par une reprise d’un grand classique de la chanson française. Il revient à la formule : “Avec La Quête de Jacques Brel ; c’est mon chef d’orchestre, Yvan Cassar, qui m’a suggéré l’idée. Au départ, il a dû un peu me forcer. Mais c’est vrai que, même si ce n’est ni du rock ni du blues, ces grandes chansons françaises sont des petits bijoux qu’il faut ne pas oublier et qui méritent qu’on ne passe pas à côté.”
Pour les costumes de son spectacle, Johnny Hallyday s’est fié à son épouse Laeticia : “Moi, je n’avais pas le temps de m’en occuper : j’étais en répétition à Los Angeles. Ma femme s’est occupée de tout. Et elle m’informait. Elle est venue à Los Angeles avec des dessins, des tissus, des cuirs… Laeticia a travaillé avec le créateur des costumes du spectacle de Mylène Farmer. Mais rassurez-vous, depuis que j’ai chanté Itsy Bitsy Petit Bikini, en 1960, je ne porte plus de dentelles.”
E.P.
Johnny Hallyday à Forest National : nouvelle date, le 20 février 2007.Rés. : 0900/00456
Hier, dans les salons de Bercy, Johnny Hallyday est venu présenter son nouveau spectacle et sa prochaine tournée. Il est apparu dans un splendide t-shirt à son effigie. Avec, en lettre d’or, son vrai nom, Smet. (AFP)
Sources : DH Net
Posté par Adriana Evangelizt
Le culte de Johnny se célèbre encore à la porte de Versailles, il revient sous le dôme du Palais des Sports

Johnny revient au Palais des sports de Paris, porte de Versailles, et le spectacle commence en face, à la brasserie. Cuirs, jeans, tee-shirts à l'effigie de l'idole ou, plus chic, du Flashback Tour, dont le coup d'envoi a été donné, vendredi 2 juin - un mois à Paris avant la tournée des stades et Zénith de France, 800 000 billets déjà vendus. Un type à guitare habillé comme un perroquet improvise des chansons selon le lieu de provenance des consommateurs. Brel pour Vesoul, Pigalle, Pigalle pour ceux du 18e arrondissement de Paris.
De l'autre côté, la salle est en effervescence. Spécialistes des premières d'Hallyday, fans de toujours, des jeunes aussi, élevés dans la connaissance du chanteur. Des inconditionnels se sont réservés pour son anniversaire, le 15 juin. Des vidéos montrent les coulisses : Jean-Claude Camus, son producteur, et la petite Jade, la fille adoptive des Hallyday, pas encore au lit, déjà ultra-populaire. Puis dans la salle arrive Laetitia Hallyday, ovationnée. Tout ce qui touche à Johnny est de l'or, quitte à rogner sur les valeurs du rock à homme, où la femme du chef trouble forcément la fête.
Donc Johnny Hallyday est, pour la septième fois d'une carrière commencée en 1959, au Palais des sports. Le lieu est attaché à l'âge d'or du chanteur. En 1967, 1969 et 1971, en particulier, il y avait inventé le concert à grand spectacle, tout en conservant une proximité avec son public. Ce qui s'était perdu à force de Bercy, stades et autres tour Eiffel et une posture de statue du Commandeur. Sous le dôme, les fans le sentent plus proche, et Hallyday a redonné du mouvement à sa prestation.
L'entrée compte autant partout. Hallyday sait les soigner : feux d'artifice intérieurs à faire pâlir les commissions de sécurité, devenus emblématiques du chanteur, bruits de guerre et de mitrailleuses, sirènes. Jusqu'à l'apparition du héros, en noir, barbichette Optique 2000, épaulettes et manteau ample. Dans la ville détruite, que reste-t-il ? Le Metropolis Theatre, en lettres gravées dans une pierre écornée, avec colonnades, deux volées d'escaliers, de lourds rideaux rouges plissés, des gargouilles sur le côté.
Au coeur du répertoire, une poignée de titres qui enchantèrent les lieux : Je suis né dans la rue (1969 et 1971), Hey Joe (1967), Voyage au pays des vivants (1969 et 1971), Rivière, ouvre ton lit (1969), Gabrielle (1976), Que je t'aime, créé pour les shows de 1969. Le pianiste Yvan Cassar les a arrangés, sans trop y toucher, même si Voyage au pays des vivants peine à prendre son essor. Hey Joe conserve le décalque de la sonorité de son interprète le plus fameux, Jimi Hendrix. Rivière... a ses ornements de flûte.
L'alternance de la poussée rock et des ballades dont Cassar a inutilement renforcé l'aspect emphatique (Marie, J'attends, Que je t'aime...) a été bien pensée. Le groupe est resserré, sans section de cuivres et sans effets de claviers pour y suppléer. Toutes guitares devant. Robin Lemesurier prouve une fois de plus, avec sa dégaine à la Keith Richards, qu'il est l'un de nos rythmiciens les plus habiles. Rejean Lachance se taille la part du lion en soliste. Ce qui ne colle pas, c'est le batteur, Geoff Dugmore. Il frappe lourd, dans le fond du temps et déborde en volume la formation.
LE ROCK'N'ROLL VÉCU À L'ANCIENNE
En fin de première partie, quart d'heure acoustique. Globalement réussi avec tricotage country-folk-rock sur Le Pénitencier, J'ai oublié de vivre, Cours plus vite Charlie et Toute la musique que j'aime. Hallyday est détendu, complice, plus chef de bande que "patron", sa voix s'est réchauffée. Dans Allumer le feu ou Ô Carole, elle est même celle des beaux soirs.
Johnny Hallyday n'a pas perdu en voix ce qu'il a gagné en ventre. L'âge n'a pas atteint son souffle, ni sa conception du Bon temps du rock'n'roll, vécu à l'ancienne, comme si les évolutions postérieures - le punk, l'électro, le retour des guitares, etc. - n'avaient jamais atteint les portes du Pénitencier ou Honky Tonk Woman et que Johnny comme son public se délectaient de cette constance.
En deuxième partie, Hallyday est en bleu. Le rang supérieur critique le "tic du pantalon" - Johnny le remonte sans arrêt. Laetitia n'y est pour rien, la faute en revient à Franck Sorbier, créateur des costumes du dernier spectacle de Mylène Farmer. Tout avance au pas de course et plutôt bien jusqu'à Mon plus beau Noël, chanson dédiée à Jade, occasion d'une immense impudeur avec vidéos de l'adoption au Vietnam. Et si l'entrée a eu de l'allure, le rappel en deux ballades laisse dubitatif. Surtout au final, La Quête, de Jacques Brel, où Hallyday n'est à l'évidence pas dans son registre vocal.
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Johnny Hallyday au Palais des sports, porte de Versailles, Paris-15e, Mo Porte-de-Versailles. Tél. : 01-48-28-40-10. Jusqu'au 4 juillet, à 20 h 30 (complet jusqu'au 30 juin). De 47 euros à 115 euros.
Vient de paraître, Singles Collection, coffret 276 CD singles, de mars 1960 à juin 2006, tirage limité à 9 500 exemplaires, 699 euros (prix de lancement).
Sources : Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt
De 1961 à 1982, les six précédentes reprises au Palais des sports

Dans les années 1960 et 1970, le Palais des sports de Paris, à la porte de Versailles - 5 000 personnes si la fosse est débarrassée de ses sièges, aspect extérieur futuriste avec son dôme en nid d'abeille - est, avec l'Olympia, le lieu parisien de la consécration pour les musiques populaires. Avant de retrouver les lieux en 2006, Johnny Hallyday s'y est produit à six périodes de sa carrière.
Le 24 février 1961. C'est lors de cette soirée du Festival international de rock'n'roll que la légende de Johnny Hallyday inscrit sa composante violente et mauvais garçon. Les fans du chanteur - né le 15 juin 1943 - affrontent autant les forces de l'ordre que les anti-Johnny. Plusieurs centaines de fauteuils sont détruits. Au nom du "wok n'woll", on savait alors s'amuser. Huit chansons de rock-variétés sont au répertoire, à peine audibles au-delà de cinq mètres de la scène qu'éclairent trois loupiotes.
Interprétations pour l'éternité : Depuis qu'ma môme, Souvenirs, souvenirs, Kili Watch.
Le 14 novembre 1967. Pour annoncer la tournée d'automne d'Hallyday, la station de radio Europe 1 organise un "Musicorama" spécial. En fond de scène, huit cents phares de voiture aveuglent le public. Lancers de fleurs (estimées à 10 000), fumées d'encens, light-show psychédélique... Hallyday, en veste fleurie et pantalon scintillant, finit en blouson noir et blue-jean dans une version "à tout casser" de Lucille. Musicalement, il fait le grand écart entre la soul music et le rock hippie.
Interprétations pour l'éternité : Petite fille, Fleurs d'amour et d'amitié, Confessions, Je suis seul, Noir c'est noir, Lucille.
Du 26 avril au 4 mai 1969. Alors que les grands groupes de rock - Rolling Stones, The Who - en sont encore à passer devant un rideau en guise de décor, Hallyday propose à ses fans des images (volcans, voitures, actualités...) projetées sur deux immenses ballons, une scène centrale et deux adjacentes, une vingtaine de danseuses, danseurs, cascadeurs, cracheurs de feu, un ring pour un match de boxe qui voit, chaque soir, la défaillance puis la victoire du héros-chanteur... Le son est au-delà des normes, l'orchestre au-delà de l'électricité et le Palais des sports s'emplit de la clameur du public dans des lumières stroboscopiques. Hallyday et son public à leur plus extrême.
Interprétations pour l'éternité : Fumée, Voyage au pays des vivants et son refrain ("Je ne recommencerai jamais..., je ne prendrai plus jamais de LSD"), Rivière... ouvre ton lit, Mal, Je suis né dans la rue.
Du 24 septembre au 14 octobre 1971. Une scène surélevée - on lève les yeux au ciel pour rendre grâce à l'idole - et un seul grand écran donnent à ce Palais des sports 1971 un air de sobriété. Musicalement aussi, le niveau est haut. Hallyday joue, avec l'un de ses meilleurs orchestres, qui allie technicité et envie généreuse de servir le "patron", des extraits de l'album Vie, du show de 1969 et surtout du "stonien" Flagrant délit. Au rappel, Michel Polnareff vient jouer du piano sur des reprises de classiques de rock'n'roll.
Interprétations pour l'éternité : Fils de personne, Fille de la nuit, La Fille aux cheveux clairs, La Loi, Essayez.
Du 28 septembre au 30 octobre 1976. Le Palais des sports 1976 relève du tour de chant traditionnel, sans effets. La première partie passe en revue les titres de gloire des années 1960, la seconde met sur scène les récents succès dans des ambiances plutôt country rock. L'orchestre - quatorze cuivres, deux claviers, deux guitares... - a de l'allure à défaut d'audace. Et les fans s'aperçoivent soudain qu'ils ont quitté les excès de l'adolescence pour entrer dans l'âge adulte.
Interprétations pour l'éternité : Elle est terrible, Le Pénitencier, Hey Joe, La Bagarre, 37e Etage, Requiem pour un fou, Né pour vivre sans amour, Gabrielle, La Terre promise.
Du 14 septembre au 11 novembre 1982. Hallyday arrive sur scène en grande tenue de cuir. Il a fait de la musculation, se déplace au milieu d'hommes-animaux, fait le coup de poing et de hache. Johnny est "Le Survivant", dans une mise en scène pataude qui lorgne vers la série des films Mad Max - Mel Gibson, héros solitaire d'un monde du futur violent et amoral - que ne sauve pas la seconde partie avec ses interprétations, à peine habitées, des succès en date.
Sources : Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt
Et qui sera ce soir au Palais des Sports ? Votre blogueuse... vêtue de pied en cap en cuir... et l'on est même tous venus en Harley mais pour vous dire la vérité, ça fait plus de trente ans que c'est comme ça. He oui, bikeuse en plus ! The last photo...

Johnny Hallyday entame sa nouvelle tournée, le Flashback Tour
Johnny Hallyday entame vendredi au Palais des Sports de Paris sa tournée-marathon de plus de 100 concerts, le Flashback Tour, qui le verra passer d'ici la fin de l'année dans cinq salles parisiennes de tailles différentes, en province, ainsi qu'en Belgique et en Suisse.
Quarante-cinq ans après son premier passage au Palais des Sports, Johnny Hallyday débutera sa tournée dans cette salle, où il restera jusqu'au 4 juillet. Ensuite, direction la province avec notamment un concert au festival des Vieilles Charrues de Carhaix le 20 juillet, pour lequel 37.000 billets sont déjà vendus.
"L'idole des jeunes" fera une pause de fin juillet à fin septembre, quand il s'installera trois jours à Bercy (29, 30 septembre, 1er octobre), salle qu'il retrouvera le 21 octobre. Outre d'autres concerts en province, il se produira aussi au Zénith de Paris (9-11 novembre), à L'Olympia (4-9 décembre) puis à La Cigale (12-17 décembre). Le Flashback Tour se prolongera jusque début 2007.
"A 20 ans, je n'avais pas le trac mais plus ça va, plus je l'ai! J'ai l'air décontracté mais à l'intérieur, je ne le suis pas. En ce moment, ça m'empêche de dormir. Je dors donc comme un bébé: je dors une heure, je pleure une heure", a plaisanté le chanteur, qui aura 63 ans en juin, lors d'une conférence de presse mercredi à Bercy.
Son producteur Jean-Claude Camus a indiqué que 800.000 billets étaient déjà vendus pour les concerts en France, ajoutant qu'il espérait "frôler le million", comme pour la tournée des stades de 2003. Selon lui, le budget de la tournée Flashback est comparable à celui d'"un long métrage" de cinéma.
Pour ce nouveau spectacle, Johnny promet "beaucoup plus de rock, avec une tendance blues". Il sortira d'ailleurs en 2007 un album studio de blues pour Warner Music, la maison de disques qu'il a rejointe après sa rupture d'avec Universal, entérinée devant la justice.
"Plutôt que de refaire des chansons que je fais d'habitude sur scène, j'en ai choisi de plus anciennes, que je n'ai pas faites depuis 1969 ou 1970, comme +Voyage au pays des vivants+ ou +Rivière ouvre ton lit+", a ajouté le chanteur, promettant trois inédits et qu'il n'oublierait pas des incontournables comme "Gabrielle" ou "Que je t'aime".
Il clôturera ses spectacles par "La quête" de Jacques Brel, une idée d'Yvan Cassar, personnage incontournable de la variété française qui assure la direction musicale des concerts du Flashback Tour.
Cassar promet des spectacles "très énergiques, bruts et puissants" tandis que Hallyday indique que le son sera "plus celui d'un groupe que celui d'un orchestre".
Côté technique, la production annonce entre autres 400 m2 de scène et 140 m2 d'écrans géants.
"Le décor changera durant le spectacle. La première partie aura pour décor un opéra qui aurait été détruit par des bombardements, ce qui évoque mon enfance, et la deuxième un décor plus moderne, moins destroy", a souligné le chanteur.
2005 et 2006 ont été deux grosses années pour lui, avec son départ d'Universal, la sortie de "Ma vérité", son dernier album pour cette maison de disques, sa demande de nationalité belge, son non-lieu dans une affaire de viol présumé ou la sortie du film "Jean-Philippe", qui imaginait ce qu'il serait devenu s'il n'avait pas connu la célébrité.
Il n'a pas répondu aux questions sur l'état d'avancement de sa démarche de naturalisation, estimant qu'il s'agissait "de (sa) vie privée". "Pour l'instant, je suis français", a-t-il dit.
Par ailleurs, un CD et un DVD qui seront enregistrés au Palais des Sports sortiront à la rentrée.
Sources AFP


